Jeu de peindre, à Mane près de Forcalquier (04), selon la pratique d'Arno Stern

L'atelier du jeu de peindre est un espace pluri-générationel où l'on peut tracer, s'exprimer, se réaliser, à l'abri de la compétition, des influences, des jugements.

Il a lieu un samedi par mois, de 10 h à 12 h à Mane, dans le 04, tout près de Manosque et de Forcalquier. Les dates des prochains ateliers sont : le 1er décembre 2018 , le 12 janvier, le 2 février, le 23 mars, le 27 avril, le 18 mai, le 15 juin 2019. 

Dans ce lieu, rien n'entre qui puisse troubler l'expression, et rien ne sort qui puisse la trahir, pas même le travail réalisé. Il s'agit ici de découvrir le plaisir de tracer, de déposer des couleurs. Il n'est pas question de réaliser une oeuvre artistique, mais de favoriser l'expression de chacun. Sans crainte du jugement extérieur, celui qui peint retrouve le plaisir de l'acte spontané, se détend, s'affirme, et prend conscience de ses capacités créatrices qu'il peut alors développer. Il est ici possible de vivre des moments privilégiés, en étant soi-même parmi les autres.

Dans cet espace clos, petits et grands se côtoient autour d'une table-palette où sont incrustés des godets de peinture de 18 couleurs différentes. Tout autour, les murs portent déjà quelques traces des séances précédentes...

Arno Stern est le premier praticien d'éducation créatrice, une fonction qu'il a inventée au sortir de la guerre en 1946, et qu'il continue à exercer. L'observation des caractéristiques du jeu graphique spontané l'a amené à publier de nombreux ouvrages, et à créer l'Institut de Recherche de Sémiologie de l'Expression.

"L'art de peindre appartient aux artistes, le jeu de peindre à tous. Chaque personne, petite ou grande, est capable de jouer dans le lieu qui régénère la spontanéité", Arno Stern.

Il est possible de venir visiter l'atelier, sur rendez-vous.

Carole Cernobori, praticienne d'éducation créatrice formée par Arno Stern en 2000, se fera un plaisir de vous le présenter.

En savoir plus sur Arno Stern

Heureux comme un enfant qui peint

 

Extrait du livre d’Arno Stern et de Peter Lindbergh, préfacé par Albert Jacquard, « Heureux comme un enfant qui peint », éditions du Rocher, 2005.

 
Heureux comme un enfant qui peint

…car l’acte de tracer fait partie des nécessités fondamentales de l’être et la disposition pour cet acte est en chacun. Son accomplissement donne un plaisir sans bornes.

 

 Libre comme un enfant qui peint…

 …en traçant, l’enfant prend conscience de ses facultés, devient sûr de lui, fait l’expérience de son autonomie.

 

 Capable comme un enfant qui peint…

 …le jeu avec la trace est à la mesure de chaque enfant. Il développe des capacités insoupçonnées, bien au-delà de cette activité.

 

 Serein comme un enfant qui peint…

 …accompli dans un groupe, l’acte est différent du dessin occasionnel. Il permet de s’affirmer parmi les autres sans se comparer à eux. Et lorsque la feuille, qui reçoit la trace, n’est pas considérée comme un objet que d’autres regardent et jugent, alors l’émission est libérée de toute spéculation, et l’enfant connaît la vraie sérénité.

 

 Vivace comme un enfant qui peint…

 …par le jeu du tracer, l’enfant construit un monde - son monde -, reflet de ses préoccupations, de ses expériences, de ses rêves. La trace est le flux de la vie.